Les pathologies du coude du sportif

Charles Bijon • 16 mai 2024

Les sportifs, qu'ils soient amateurs ou professionnels, sont fréquemment exposés à des risques de blessures, notamment au niveau du coude. Ces pathologies, résultant souvent de mouvements répétitifs ou de traumatismes directs, peuvent impacter significativement la performance et nécessitent une prise en charge adaptée. Cet article vise à explorer les principales pathologies du coude rencontrées chez les sportifs, leurs symptômes, causes, et les options de traitement disponibles.

Les principales pathologies du coude chez le sportif

Épicondylite latérale

Définition

L'épicondylite, communément appelée "tennis elbow" pour la forme latérale se caractérise par une douleur au niveau de l’épicondyle latérale, points d'attache des tendons épicondyliens latéraux. Bien qu'observée chez le sportif, cette pathologie touche toute la population. 


Causes et facteurs de risque

Il s’agit, en réalité, de lésions tendineuses dégénératives en lien avec une sollicitation excessive et répétitive des muscles extenseurs conduisant à des micro-lésions ou des macro-lésions tendineuses. Le tendon lésé est celui du court extenseur radial du carpe.

Symptômes
 

Les douleurs peuvent être quotidiennes et handicapantes. Elles sont localisées sur l’épicondylite latérale et majorées lors de certaines manœuvres spécifiques. Il faut rechercher des signes en faveur d’une compression du nerf radial au coude, des signes d’atteinte huméro-radiale et des signes d’instabilités postéro-latérales associés.


Examens complémentaires

Les radiographies du coude sont le plus souvent normales mais peuvent mettre en évidence des calcifications au niveau de l’épicondylite latérale témoignant de lésions tendineuses. L’échographie et l’IRM ont pour objectif de confirmer le diagnostic et de rechercher une fissure tendineuse. L’IRM permet également d’apprécier, avec plus de précisions, l’état des structures ligamentaires latérales et de l’interligne articulaire huméro-radiale.


Traitement 

Le traitement de l'épicondylite latérale est le plus souvent conservateur comportant rééducation et infiltration de PRP. Les infiltrations de corticoïdes sont efficaces à court terme mais ont tendance à majorer les douleurs par la suite. En conséquence, les corticoïdes sont à proscrire. 

En cas d'échec du traitement médical bien conduit pendant 6 mois, il peut être envisagé un traitement chirurgical consistant en un débridement et allongement des épicondyliens latéraux à ciel ouvert ou de manière mini-invasive sous arthroscopie. Le taux de succès de la chirurgie est de l’ordre de 70 à 80%.

Épicondylite médiale 

Définition et symptômes

L'épicondylite, communément appelée "golfer's elbow" pour la médiale, se caractérise par une douleur au niveau de l’épicondyle médiale, points d'attache des tendons épicondyliens médiaux du coude (tendons fléchisseurs et pronateurs). Cette douleur est exacerbée par certains mouvements de la main et du poignet.


Causes et facteurs de risque

Ces pathologies résultent généralement d'une sollicitation excessive et répétitive des muscles fléchisseurs du poignet, conduisant à des micro-lésions tendineuses. 


Symptômes

Les douleurs peuvent être quotidiennes et handicapantes. Elles sont localisées sur l’épicondylite médiale et majorées lors de certaines manœuvres spécifiques. Il faut rechercher des signes en faveur d’une compression du ulnaire au coude associés. 


Examen complémentaires 

Les radiographies du coude sont le plus souvent normales mais peuvent mettre en évidence des calcifications au niveau de l’épicondylite médiale témoignant de lésions tendineuses. L’échographie et l’IRM ont pour objectif de confirmer le diagnostic et de rechercher une fissure tendineuse.


Une irritation ou une compression du nerf ulnaire peut être associée à une épicondylite médiale, occasionnant des troubles de sensibilité et douleurs irradiant sur les 2 derniers doigts de la main. Un
électromyogramme pourra également être demandé.


Traitement

Le traitement de l'épicondylite médiale est le plus souvent conservateur comportant rééducation et infiltration. En cas d'échec du traitement médical bien conduit pendant 6 mois, il peut être envisagé un traitement chirurgical consistant en un débridement et allongement des épicondyliens médiaux.

Rupture du biceps distal au coude

Définition 

La rupture du biceps brachial au coude est une déchirure ou désinsertion du tendon du muscle biceps au niveau de son insertion sur le radius. Le rôle du biceps brachial est la flexion du coude et surtout la supination de l’avant bras.


Causes et facteurs de risque

La rupture survient le plus souvent de manière brutale ou lors d’un geste anodin lorsque le tendon est déjà le siège de lésions dégénératives.


Symptômes
 

Les symptômes incluent une douleur brutale avec apparition d’un oedème et hématome aggravée à la face antérieure du coude. Les douleurs sont exacerbées par la flexion ou la supination de l’avant bras. Le plus souvent le tendon se rétracte avec l’apparition d’un signe de “Popeye” caractéristique.


Examens complémentaires

L'imagerie a pour objectif de confirmer le diagnostic. L'échographie met en évidence la rupture dans la majorité des cas mais l’IRM (incidence de FABS) est le meilleur examen pour voir la rupture et apprécier sa rétraction. 


Traitement

La prise en charge est le plus souvent chirurgicale. L’intervention doit se faire au mieux dans les 15 jours suivant la rupture. Au-delà, la réinsertion du tendon devient difficile en raison de la rétraction tendineuse et musculaire. 

Cette réinsertion se fait par une petite incision au niveau du coude et à l’aide d’un système d’ancrage sur la tubérosité radiale (endobouton ou ancres).
Une immobilisation post opératoire est nécessaire pendant 3 semaines. La rééducation est le plus souvent débutée immédiatement après l’intervention. La reprise des activités sportives est autorisée à partir du 3ème mois post-opératoire. 


En l’absence de traitement, on observe une perte de force en flexion et en supination à hauteur de 50% et des douleurs chroniques.

Rupture du triceps au coude

Définition

La rupture du triceps brachial est une pathologie traumatique rare, correspondant à une désinsertion partielle ou complète du tendon du triceps au niveau de son insertion sur  l’olécrane. Le rôle du triceps est l’extension du coude. 


Causes et facteurs de risque

La rupture survient lors d’un mouvement d’extension contrariée ou lors d’un traumatisme du coude le plus souvent chez des patients pratiquant la musculation à haute intensité. La prise de stéroïdes est un facteur de risque important de rupture. 


Symptômes

Les symptômes sont typiques responsables d’une douleur brutale avec apparition d’un déficit de l’extension du coude.


Examens complémentaires

Des radiographies standard peuvent mettre un évidence une avulsion osseuse de la pointe de l’olécrane témoignant de la rupture tendineuse. Une échographie ou une IRM confirment le diagnostic et permettent d’évaluer l’étendue de la lésion. 


Traitement

Le traitement est presque toujours chirurgical, à l'exception des patients âgés à faible demande fonctionnelle.
Le but du traitement est de réinsérer le tendon du triceps à l’aide d’un système d’ancrage sur l’olécrane. Une immobilisation par attelle à 30° de flexion est prescrite pour une durée de 3 semaines et la rééducation est débutée à la suite du délai d’immobilisation. La reprise des activités sportives est autorisée à partir de 3 à 6 mois.

Luxation de coude

Définition
La luxation du coude se produit lorsque l'extrémité distale de l’humérus se désolidarise de la tête radiale et de l’olécrane. 


Causes et facteurs de risque

Généralement, la luxation est causée par une chute sur un bras tendu ou un impact direct sur le coude.


Symptômes

Une luxation du coude engendre une impotence fonctionnelle majeure, une douleur intense, un gonflement et une déformation caractéristique du coude.


Examens complémentaires

Une radiographie suffit à faire le diagnostic et à mettre en évidence des fractures associées.  Un scanner peut être nécessaire pour faire un bilan plus précis. On parle de “triade malheureuse” ou “terrible triade” lorsque s’associe une luxation, une fracture de la tête radiale et une fracture du processus coronoïde. Ce type de lésion est toujours d’indication chirurgicale.

Traitement

La réduction immédiate de la luxation par un professionnel de santé est cruciale sous anesthésie afin d’évaluer la stabilité du coude. En cas de coude instable ou chez un patient à haute demande fonctionnelle, une réparation chirurgicale ligamentaire peut être proposée. Enfin, en cas de “triade malheureuse”, la chirurgie est indispensable pour stabiliser le coude. Une rééducation prolongée est ensuite nécessaire pour restaurer la mobilité et la force.

Instabilité chronique du coude

Définition et symptômes

L’instabilité chronique du coude est caractérisée par une sensation de laxité ou de dérobement du coude. Cette pathologie est souvent le résultat d'un traumatisme antérieur ayant endommagé les structures ligamentaires du coude, conduisant à une stabilité réduite. Il existe deux formes d’instabilités : 

  • en valgus par atteinte du complexe ligamentaire médiale
  • postérolatérale par atteinte du complexe ligamentaire latérale


Causes et facteurs de risque

Elles font souvent suite à des lésions ligamentaires séquellaires d’une luxation du coude, mais peuvent également survenir après des traumatismes répétitifs (notamment lors de la pratique de sport de lancer comme le baseball).
L’instabilité chronique du coude se développe à partir du moment où le complexe ligamentaire médiale et/ou latérales sont lésés. Cela suppose des contraintes tendant à éloigner leurs points d’insertion sur l’ulna et l’humérus. Sur le versant médial, le ligament collatéral médial est mis en tension par des contraintes en valgus mais aussi en pronation forcée. Sur le versant latéral, le ligament collatéral latéral est mis en tension par des contraintes en varus, mais aussi supination forcé


Symptômes

L’instabilité en valgus occasionne des douleurs sur le versant médial du coude avec parfois une sensation de ressaut ou de dérobement. 3 tests orientent le diagnostic : le Valgus Test, le Milking test et le Moving Milking Test.
L’instabilité postéro latérale occasionne des douleurs sur le versant latéral du coude avec parfois une sensation de ressaut ou de dérobement. 2 tests orientent le diagnostic : Le Pivot Shift Test et le Push Up test.


Examens complémentaires 

Des radiographies standards voire dynamiques peuvent mettre en évidence une instabilité du versant médiale ou latérale mais c’est surtout l’IRM qui confirme le diagnostic. 


Traitement

En cas d’instabilité modérée et de faible demande fonctionnelle, le traitement médical conservateur par rééducation et renforcement musculaire peut donner de bons résultats.
Autrement, le traitement est chirurgical consistant en une reconstruction ligamentaire par greffe tendineuse (tendon du long palmaire, triceps brachial, semi tendineux, …).
Une immobilisation post-opératoire est nécessaire avec rééducation immédiate. La reprise des activités sportives sans contraintes est autorisée à partir du 6ème mois.

Prévention

La prévention des pathologies du coude chez les sportifs passe par une technique appropriée lors de la pratique sportive, un échauffement adéquat, et un renforcement musculaire ciblé. Il est également crucial d'écouter son corps et de ne pas ignorer les douleurs qui peuvent signaler le début d'une pathologie.

Les pathologies du coude du sportif, bien que souvent traitables, nécessitent une attention particulière pour éviter les complications à long terme. Une prise en charge rapide et adaptée, combinée à une approche préventive, permet aux sportifs de continuer à pratiquer leur discipline dans les meilleures conditions. En tant que chirurgien spécialisé dans la
chirurgie de la main, du poignet, du coude et de l'épaule, l'accompagnement de ces sportifs vers une récupération optimale est au cœur de la mission du Dr Charles Bijon. 


Contacter le Docteur Charles Bijon
par Charles Bijon 27 mars 2025
L'utilisation intensive des smartphones est devenue incontournable dans notre quotidien. Pourtant, la répétition de certains gestes et les postures prolongées peuvent entraîner des douleurs et des troubles musculo-squelettiques au niveau de la main et du poignet . Découvrez les pathologies les plus courantes associées à l’usage du smartphone, leurs causes, et les moyens de prévention pour protéger ses mains. Les pathologies de la main causées par l'utilisation du smartphone L’usage intensif du smartphone sollicite fortement les tendons , les nerfs et les articulations de la main et du poignet. Certaines pathologies peuvent apparaître avec le temps. La tendinite des fléchisseurs et extenseurs des doigts Les tendons fléchisseurs et extenseurs des doigts sont mis à rude épreuve lors de l’utilisation prolongée d’un smartphone. Le mouvement répétitif de taper sur l’écran ou de scroller peut provoquer une inflammation tendineuse. Cette douleur est souvent ressentie à la base des doigts ou sur la face dorsale de la main. La tendinite de De Quervain Il s'agit d'une inflammation de la gaine synoviale des tendons du pouce . Elle est fréquente chez les personnes qui utilisent intensément leur pouce pour envoyer des messages ou naviguer sur un écran tactile. Elle se manifeste par une douleur sur le côté du poignet, parfois accompagnée d'un gonflement. Le syndrome du canal carpien L’appui prolongé du poignet sur une surface dure ou une posture statique prolongée peut comprimer le nerf médian, situé à l’intérieur du poignet. Cela peut provoquer des fourmillements, des engourdissements et une perte de force dans les doigts. En savoir plus sur le syndrome du canal carpien . L'arthrose précoce du pouce (rhizarthrose) Bien que le smartphone ne soit pas directement responsable de l'arthrose, une utilisation excessive du pouce peut accélérer son usure articulaire, notamment au niveau de l’articulation trapézo-métacarpienne. Les causes des douleurs liées à l'utilisation du smartphone L'usage prolongé du smartphone sollicite de façon inhabituelle les structures de la main. Plusieurs mécanismes expliquent l'apparition des douleurs : Mouvements répétitifs : l'envoi de messages et le scrolling sollicitent de manière excessive les tendons. Postures prolongées : tenir son smartphone dans une position figée maintient les muscles en contraction statique, favorisant la fatigue musculaire. Mauvaise ergonomie : l'utilisation d'un smartphone trop grand ou trop lourd augmente les contraintes sur les articulations. Pression excessive sur le poignet : le fait de poser le poignet sur une surface dure peut comprimer les nerfs et affecter la circulation sanguine.
par Charles Bijon 12 mars 2025
La rhizarthrose , ou arthrose de la base du pouce , est une pathologie qui passe souvent inaperçue au début mais qui peut devenir invalidante avec le temps. Ce type d’arthrose affecte l’articulation trapézo-métacarpienne , située entre le premier métacarpien et l’os trapèze, impactant directement la mobilité et la force de la main. A quel moment faut-il s’inquiéter ? Quels sont les signes qui doivent alerter et quelles solutions existent pour limiter son évolution ? Comprendre la rhizarthrose : pourquoi cette articulation est-elle si vulnérable ? L’articulation trapézo-métacarpienne est sollicitée en permanence dans notre quotidien. Pincer, attraper un objet, tourner une clé, ouvrir une bouteille … toutes ces actions mobilisent le pouce et exercent des contraintes importantes sur l’articulation. Avec le temps, le cartilage s’use et la rhizarthrose s’installe. Cette pathologie touche davantage les femmes après 50 ans , mais peut également apparaître chez des personnes plus jeunes, notamment chez celles qui sollicitent énormément leurs mains dans un cadre professionnel (couturiers, coiffeurs, musiciens, artisans, etc.). Les premiers signes de la rhizarthrose La rhizarthrose s’installe progressivement et commence souvent par une simple gêne. Mais certains symptômes doivent alerter : Douleurs à la base du pouce : elles apparaissent d’abord lors de certains mouvements précis, puis deviennent plus fréquentes et surviennent même au repos. Perte de force : ouvrir un bocal, tenir un objet fermement ou simplement tourner une clé devient plus difficile. Raideur matinale : au réveil, l’articulation semble bloquée et met du temps à retrouver sa souplesse. Déformation du pouce : dans les formes avancées, le pouce peut prendre une position anormale, avec une bosse visible à la base.
par Charles Bijon 28 février 2025
L’escalade est une discipline qui sollicite intensément les muscles, les tendons et les articulations des mains. Cette activité peut provoquer diverses pathologies, en particulier chez les pratiquants réguliers ou les sportifs de haut niveau. Il est essentiel de connaître les principaux troubles, leurs causes, ainsi que les moyens de prévention et de traitement. Anatomie des tendons fléchisseurs de la main Les tendons fléchisseurs des doigts proviennent des muscles fléchisseurs situés dans l'avant-bras. Ils traversent le poignet via le canal carpien pour atteindre les doigts. Ils sont au nombre de deux pour les doigts longs et unique pour le pouce. Les tendons traversent le canal carpien pour ensuite se répartir sur les doigts. Ils cheminent alors dans le canal digital formés par les poulies digitales. Tendon fléchisseur Fléchisseur superficiel des doigts (FSD) dont la fonction est de fléchir l’articulation interphalangienne proximale (IPP) et la métacarpo-phalangienne (MCP). Fléchisseur profond des doigts (FPD) dont la fonction est de fléchir l’articulation interphalangienne distale (IPD), l’IPP et la MCP. Long fléchisseur du pouce - LFP) dont la fonction est de fléchir l’articulation interphalangienne du pouce. Les poulies digitales Les tendons fléchisseurs sont maintenus contre les phalanges et les articulations par un système de poulies fibreuses qui optimisent leur fonction et préviennent les phénomènes de "corde d’arc". On distingues les poulies annulaires dont les plus importantes sont les poulies A2 et A4, des poulies cruciformes dont la fonction est moins importante. Rappel des différents types de préhension utilisées en escalade La préhension ouverte (open grip) Dans ce type de préhension, les articulations des doigts longs sont en flexion plus ou moins marquées. 3 ou 4 doigts sont généralement utilisés. Le pouce ne joue pas de rôle dans cette prise. Il existe différentes variantes en fonction du type de prise de roche à saisir.
par Charles Bijon 20 février 2025
L'épaule est l'une des articulations les plus mobiles du corps humain, mais cette mobilité peut la rendre vulnérable à des problèmes de stabilité. L'instabilité de l'épaule est une pathologie courante, particulièrement chez les personnes actives et les sportifs. Comprendre ses causes, ses symptômes et les options de traitement est essentiel pour une prise en charge efficace. Qu’est-ce que l'instabilité de l'épaule ? L’ instabilité de l’épaule correspond à un déplacement anormal ou une luxation partielle ou totale de la tête de l’humérus par rapport à la cavité glénoïde. Il est important de distinguer l’instabilité aiguë (on parle alors de premier épisode de luxation d’épaule) non abordé dans ce chapitre, de l’instabilité chronique (plus de deux épisodes de luxation). Cette instabilité peut se manifester de plusieurs manières : Véritables épisodes de luxations récidivantes avec nécessité de remettre l’épaule en place Sensation d'appréhension douloureuse ou de déboitement par des phénomènes de subluxation de l’épaule Les causes de l’instabilité chronique de l’épaule Il existe des différents type d’instabilité en fonction du sens de la luxation : Antérieure : D’origine traumatique. Il s’agit des instabilités les plus fréquentes, correspondant environ à 95 % des instabilités. Les luxations antérieures vont entraîner des lésions ligamentaires et du bourrelet glénoïdien antérieur, appelé lésion de Bankart. Il peut s’y associer des lésions de passages de la partie antérieure de la glène et de la partie postérieure de la tête humérale. Cette lésion osseuse de la partie postérieure de la tête humérale est appelée une encoche de Malgaigne. Postérieure : Ce type d’instabilité est beaucoup plus rare, correspondant environ à 5 % des cas. Les causes de cette instabilité sont plutôt en lien avec des accidents violents (accident de la voie publique, crise d’épilepsie voire électrisation. L’encoche osseuse dans l’humérus se situe en avant (encoche de Mc Laughlin). Les luxations postérieures vont entraîner des lésions ligamentaires et du bourrelet glénoïdien postérieur. Il peut s’y associer des lésions de passages de la partie postérieure de la tête humérale. L’instabilité peut survenir à la suite de différents facteurs : Traumatismes : Les traumatismes aigus peuvent provoquer des déchirures ligamentaires ou des lésions du bourrelet glénoïdal. Une première luxation traumatique augmente considérablement le risque de récurrence. Activités sportives intensives : Les sports sollicitant fortement l’épaule (tennis, natation, rugby) fragilisent l’articulation au fil du temps. Hyperlaxité ligamentaire : Cette condition génétique, présente chez certaines personnes, peut favoriser les instabilités articulaires. Déficit musculaire : Un déséquilibre musculaire, notamment une faiblesse des muscles de la coiffe des rotateurs, peut entraîner une perte de stabilité.
par Charles Bijon 24 janvier 2025
Le syndrome cubital, aussi appelé syndrome du canal cubital ou du nerf ulnaire au coude, est une pathologie causée par la compression ou l’irritation du nerf ulnaire à son passage au niveau du coude. Il s’agit du deuxième syndrome canalaire le plus fréquent après le syndrome du canal carpien. Comprendre ses causes, ses symptômes et ses traitements est essentiel pour une prise en charge adaptée.
par Charles Bijon 10 janvier 2025
La rhizarthrose est une forme d'arthrose qui affecte l'articulation trapézo-métacarpienne située à la base du pouce. Elle peut entraîner des douleurs importantes, une perte de mobilité et une diminution de la force de préhension. Dans les cas avancés où les traitements conservateurs ne sont plus efficaces, la pose d'une prothèse trapézo-métacarpienne constitue une solution chirurgicale.
par Charles Bijon 19 décembre 2024
L’ office surgery, ou chirurgie réalisée en cabinet, représente une avancée majeure dans la prise en charge de nombreuses pathologies. Cette méthode regroupe des interventions chirurgicales effectuées hors du cadre hospitalier traditionnel, dans des espaces spécialement aménagés et équipés pour répondre aux exigences médicales les plus strictes. Ces actes, souvent rapides et peu invasifs, offrent une alternative efficace et confortable pour les patients tout en garantissant des standards élevés de sécurité et de qualité des soins. L’office surgery s’impose comme une solution idéale pour traiter les affections de la main. Grâce à des équipements de pointe et des techniques modernes, cette approche allie rapidité, sécurité et confort, permettant une expérience patient nettement améliorée. Ce type d’environnement favorise non seulement une meilleure prise en charge mais réduit également l’impact psychologique et organisationnel lié à une hospitalisation classique.
par Charles Bijon 18 décembre 2024
Prévention des Plaies de Main pendant les Fêtes de Fin d’Année 🎄👐 Les fêtes de fin d’année sont une période festive, mais elles sont aussi marquées par une augmentation des accidents domestiques , notamment des blessures aux mains . Nous vous encourageons à redoubler de vigilance pour éviter ces blessures souvent évitables. Dans la paume de la main et les doigts, les artères, nerfs et tendons sont situés juste sous la surface de la peau. Ainsi, même une petite plaie peut entraîner des dommages graves avec des conséquences motrices ou sensitives importantes. Ce n’est pas la taille de la plaie qui détermine sa gravité, mais sa profondeur. Une blessure profonde peut atteindre un tendon ou une structure nerveuse sous-jacente, causant des séquelles durables. Par exemple, une rupture partielle d’un tendon peut passer inaperçue initialement, mais se compléter dans les jours suivants, rendant sa réparation bien plus complexe. En l'absence de prise en charge une infection, à type de phlegmon peut également se développer. Les principales causes de plaies pendant les fêtes : Ouverture des huîtres : Les couteaux à huîtres mal utilisés sont responsables de nombreuses blessures graves. Conseil : Utilisez un gant de protection ou un torchon épais pour maintenir les huîtres et manipulez le couteau avec précaution ou faites les ouvrir pour votre poissonnier. Feux d’artifice et pétards : Ces pratiques festives peuvent causer des brûlures ou des amputations partielles. Conseil : Respectez strictement les consignes de sécurité et ne manipulez jamais ces dispositifs si vous n’êtes pas formé. Objets tranchants et vaisselle cassée : La cuisine et les accidents de manipulation d’objets en verre sont des situations courantes. En cas de blessure : - Nettoyez immédiatement la plaie avec de l’eau et du savon. Appliquez une compresse propre et maintenez une légère pression pour arrêter le saignement. - Consultez rapidement notre centre si la blessure est profonde, si elle saigne abondamment ou si des corps étrangers (verre, métal, etc.) sont impliqués. Notre équipe spécialisée au Centre Chirurgical de la Main et de l'Epaule - Paris Ouest situé à La Garenne-Colombes est à votre disposition pour vous prendre en charge 7j/7 en cas d’accident même pendant les fêtes. Contactez-nous : 📍 Adresse : Hôpital privé La Montagne Lambert au 67, avenue Foch, 92250 à la Garenne Colombes 📞 Téléphone : 01 47 89 46 36 🌐 Site Web : www.ccmpo.fr Protégez vos mains et profitez pleinement des fêtes en toute sérénité ! Passez de merveilleuses fêtes de fin d’année ! 🎁✨
par Charles Bijon 6 décembre 2024
La maladie de Dupuytren est une pathologie fréquente de la main, marquée par un épaississement progressif du tissu sous-cutané de la paume, conduisant parfois à une rétraction des doigts. Bien que non douloureuse dans ses phases initiales, cette maladie peut altérer considérablement la fonction de la main. Découvrez les aspects génétiques et les facteurs de risque associés à cette pathologie, afin de mieux comprendre ses causes et ses mécanismes.
par Charles Bijon 26 novembre 2024
Nous sommes ravis de vous annoncer l’ouverture de notre nouveau Centre Médico-Chirurgical Paris Wagram, situé dans le 17ᵉ arrondissement de Paris, et entièrement dédié à la pratique de l’ Office Surgery. L’ Office Surgery consiste à réaliser certains actes chirurgicaux en cabinet médical, sous anesthésie locale, chez des patients sélectionnés. Cette méthode, largement répandue à l’étranger, reste encore peu développée en France. Toutefois, elle s’inscrit dans une tendance actuelle visant à offrir des soins plus économiques tout en garantissant la sécurité des patients.
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